Quelles sont les arguments avancés et les points de tension ?

Tension

Il existe différents points de friction, de discorde, sur lesquels s’opposent les acteurs.

L'éducation et les écrans

Tout d’abord, l’aspect éducatif que pourraient avoir les écrans.
Là où certains vantent les aspects bénéfiques de leur utilisation, d’autres sont totalement contre et exposent la dangerosité de leur utilisation.

L’apprentissage dès le plus jeune âge par les écrans, permettrait d'après certains acteurs d'accroître la capacité de réflexion (avec par exemple des jeux éducatifs). Mais d’autres acteurs redoutent d’une possible dépendance à ce genre d’usage, en ne l’associant non pas à une drogue, mais plutôt à un outil positif dont l’enfant ne pourrait plus se passer; de la même manière que la calculette portative s’est imposée au cours du dernier siècle.

L’usage des écrans en cours fait également controverse.
Le fait d’avoir une aide technologique pourrait accélérer l’apprentissage selon certains acteurs. Cependant d’autres organisations jugent que les outils technologiques pourraient rendre obsolète et non-fonctionnel le système éducatif.

En dehors des cours, dans les établissements scolaires, l’utilisation des téléphones fait polémique également. Les enfants et adolescents se désintéressent progressivement des jeux traditionnels. Ce comportement est très nocif pour la santé d'après certains acteurs. En effet, les activités (dans l’établissement scolaire) sont très importantes pour le développement de l'enfant (la socialisation, la construction de son rapport aux autres), c’est pour cela que le gouvernement a fait interdire leur utilisation.

La notion d'addiction

Le sujet de l’addiction aux écrans dresse clairement une opposition entre les acteurs. Certains les associent sans pincettes à des drogues (les nouvelles drogues du 21ème siècle), tandis que d’autres réfutent catégoriquement que les nouvelles technologiques soit vectrices d’addiction. Ce sujet fait beaucoup débat, par exemple chez les journalistes qui emploient souvent ce terme.
Néanmoins les professionnels de la santé ne sont pas d’accord, et perçoivent ces outils comme une manière de se reposer (par exemple dans le cas du jeu vidéo). Mais les associations de parents ne comprennent pas toujours pourquoi, et sont souvent “dépassées”.

Les influences

Cependant il y a plusieurs influences qui viennent envenimer le débat.
En effet les parents sont souvent dépassés par les nouvelles technologies.

Leurs enfants, eux, sont nés au contact de cette modernité, et comprennent mieux l’utilisation des écrans. C’est cette peur qui fait réagir les parents de façon souvent excessive. Nous pouvons facilement constater que les experts, ceux qui ont le plus de légitimité à s'exprimer, se rangent aux côtés des acteurs en faveur des écrans pour les enfants.
Les organismes “contre” sont majoritairement “non scientifiques”. Le problème étant qu’ils sont en plus grand nombre, cela relève donc plus d’une influence sociale, d’une pression, que d’un débat argumenté et justifié.
De plus, certains magazines se positionnent du côté de la “presse à sensationnel”, c’est à dire en parlant d’une addiction forte aux écrans, en utilisant même parfois des fake news ! Cela complexifie la controverse car les experts sont de moins en moins écoutés, au bénéfice de “faux experts”.

Certaines de ces influences sont portées sur l’aspect positif des écrans, mais avec tout de même un contrôle. C’est l’avis de la plupart des experts dans les domaines, mais également des revues scientifiques qui traitent du sujet. Ces études sont basées sur des expériences menées sur le long terme, et des faits avérés. Le problème principal reste donc l’arrivée “récente” des écrans. Nous ne savons pas vraiment encore l’impact qu’ils auront sur les générations à venir. Finalement, nous pouvons dire que la discorde se porte principalement sur l’éducation des enfants vis-à-vis des écrans et sur les aspects positifs ou négatifs de leur utilisation sur le long terme.
Les acteurs qui sont opposés à cette idée sont tous globalement soutenus par des organismes médiatiques, mais tous ne sont pas scientifiques. Cela pose la question de leur légitimité à débattre.

Malgré la solidité de certains arguments, le débat semble pollué par des organismes influenceurs voulant défendre leurs intérêts, ou surfer sur la vague médiatique. Les chiffres et les données diffèrent en fonction des acteurs, chacun voulant montrer ce qu’il souhaite, la seule donnée valable que l’on retrouve chez beaucoup de “pour” est le calendrier établi par l'association “3-6-9-12”.